Chers frères de foi, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même, de faire preuve de piété à l’égard de Dieu, Lui Qui dit dans Son Livre, dans sourate الزُّمَر Az-Zoumar ce qui signifie : « Tu vas certes mourir et eux aussi vont mourir. » C’est-à-dire : ô toi محمّد Mouhammad, la plus honorable des créatures, celui que Dieu agrée le plus, tu viendras à mourir et eux également viendront à mourir. Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak que جبريل Jibril عليه السلام est venu au Messager de Dieu صلَّى الله عليه وسلم et lui a dit ce qui signifie : « Ô محمّد Mouhammad, quel que soit l’âge que tu vas vivre, tu vas mourir et et quelle que soit la personne que tu aimes, tu vas la quitter. » Dieu تبارك وتعالى ne nous a pas créés dans ce bas monde pour y rester éternellement sans mourir. Il ne nous a pas créés pour manger et boire et nous plonger dans les désirs et les plaisirs. Il nous a créés pour nous ordonner de L’adorer, tout comme Dieu le dit dans le قرآن Qour’an Honoré ce qui signifie : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour leur ordonner de M’adorer. »
Quelqu’un qui se remet en cause, qui se demande des comptes à lui-même, qui œuvre pour ce qui vient après la mort, voilà qui est intelligent et perspicace. L’insensé, c’est celui qui suit les désirs de son âme, qui outrepasse les limites fixées par Dieu تعالى et qui commet des choses que Dieu a interdites, qui tombe dans les péchés puis souhaite que Dieu lui accorde du bien dans l’au-delà.
Al-Boukhariyy a rapporté que le Messager de Dieu صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Empressez-vous d’accomplir les funérailles ; s’il s’agit de quelqu’un qui aura un bien, vous aurez accéléré sa rencontre avec le bien, et s’il en est autrement, c’est un mal dont vous vous serez déchargés. » Lorsque l’homme meurt et qu’il est emporté sur les épaules pour être enterré, son âme se tient au-dessus de la civière. L’âme du croyant pieux, tant elle est heureuse, tant elle a hâte de profiter de la félicité de la tombe, dont elle a eu connaissance et à laquelle elle a cru dans le bas monde, son âme dira : « Emmenez-moi vite ! Emmenez-moi vite ! » Quant à l’âme des mécréants, elle dira : « Retardez-moi ! Retardez-moi ! »
Le convoi funéraire, chers frères de foi, est une occasion pour méditer, pour tirer des leçons de morale. Il est déconseillé pour celui qui l’accompagne, de bavarder sur les sujets du bas monde. Il est recommandé de marcher calmement en méditant sur la mort et ce qui la suit, sur la fin de cette vie du bas monde. Il est recommandé de s’occuper à réciter le قرآن Qour’an, d’évoquer Dieu à voix basse, car ceci aide mieux à se concentrer sur ce qui a trait au convoi funéraire. Les gens de science ont dit que toutefois, il n’y a pas de mal à lever la voix en faisant du dhikr derrière le convoi funéraire, si cela peut empêcher des gens de faire la médisance sur le mort et ses héritiers ou qu’ils prononcent les mauvaises paroles qui proviennent de certaines personnes dans cette époque.
Sachez, que Dieu vous fasse miséricorde, que parmi les choses qui profitent au croyant sur son lit de mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim, d’après Abou Hourayrah, que Dieu l’agrée, que le Messager de Dieu صلَّى الله عليه وسلم a dit ce qui signifie : « Rappelez à vos morts de dire la paroleلا إله إلَّا الله (la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). » Et dans le Sahih de Ibnou Hibban, attribué au Prophète صلَّى الله عليه وسلم ce qui signifie : « Rappelez à vos morts de dire la parole لا إله إلَّا الله (la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) car celui dont la dernière parole avant de mourir aura été لا إله إلَّا الله (la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) ira au Paradis un jour à venir même s’il subit auparavant ce qu’il doit subir. »
La Sounnah, chers frères de foi, pour faire le rappel à celui qui agonise, c’est que la personne qu’il aime le plus reste à ses côtés et lui dise : لا إله إلَّا الله (la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) en répétant cette parole. Si celui qui est entrain de mourir l’a dite, alors celui qui la lui a soufflée se tait et ne lui dit plus rien du tout après cela, de sorte que ce soit sa dernière parole. Il ne lui dit pas : « Dis : "la ‘ilaha ‘il-la l-Lah" » mais il fait seulement le rappel de la manière que nous avons indiquée. Il ne faut pas que celui qui lui souffle cette parole d’insister en lui demandant de la dire, mais il convient d’agir avec douceur, parce qu’il se peut que la langue de celui qui est malade ne réagisse plus et que cela lui soit difficile de le dire, et que cela l’emmène à ne pas supporter ce qu’on lui demande de faire ; on craint que ce soit une cause pour qu’il ait un mauvais état lors de la mort.
[1] سورَةُ الأَحْزاب/ءاية 56.