La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Celui Qui a révélé le Qour’an en tant que guide pour les gens, en langue arabe claire. Que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de ce qu’il craint pour sa communauté soient accordés à celui à qui Allah a donné l’éloquence et la maîtrise de la langue, notre maître Mouhammad, Taha, Al-‘Amin, le maître de ceux qui sont doués d’éloquence, l’Imam de ceux qui sont doués de rhétorique, ainsi que sa famille et ses compagnons bons et purs.
Allah ta^ala a fait que la communauté de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam soit la meilleure des communautés et la dernière d’entre elles. Il a fait que Son Prophète élu soit le Maître des prophètes et des envoyés et le dernier d’entre eux. Il a fait que sa Loi soit la dernière des Lois, que son Livre, le Qour’an honoré soit le dernier des livres célestes honorés, Il l’a révélé en une langue qui est la meilleure et la plus éminente des langues, la plus riche, la plus belle et la plus facile des langues.
Allah ^azza min qa’il a dit :
﴿ إِنَّا أَنْزَلْنَاهُ قُرْآنًا عَرَبِيًّا لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ ﴾
[sourat Youçouf / 2] (‘inna ‘anzalnahou Qour’anan ^arabiyyan la^allakoum ta^qiloun) ce qui signifie : « Nous avons fait descendre un Qour’an en langue arabe, puissiez-vous le comprendre. »
Le sens de ce verset est que Dieu l’a fait descendre avec l’ange Jibril dans la langue des arabes pour qu’ils en comprennent sa signification. Et Sa parole, ta^ala : ﴿ قُرْآنًا عَرَبِيًّا ﴾ (Qour’anan ^arabiyyan), est interprétée dans le sens des termes révélés qui ont été descendus. La langue arabe est créée et les termes que l’on récite en langue arabe, qui est elle-même créée, sont indubitablement des créatures de Allah. Il s’agit d’une expression désignant la parole éternelle de Allah, qui elle, n’est pas une langue arabe ni aucune autre langue, qui n’est pas non plus de lettre ni de son.
Le Bien-aimé, l’Élu, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit au sujet du mérite de la langue arabe, de son élévation en degré et de son importance :
(( أحِبُّوا العَرَبَ لِثَلاثٍ لِأَنِّي عَرَبِيٌّ ولِأَنَّ القُرآنَ عَرَبِيٌّ وَكَلامَ أَهْلِ الجَنَّةِ عَرَبِيٌّ ))
(‘ahibbou l’-^araba lithalath, li’anni ^arabiyy wal-Qour’ana ^arabiyy wakalama ‘ahli l-jannati ^arabiyy) ce qui signifie : « Aimez les arabes pour trois raisons : parce que je suis arabe, parce que le Qour’an est en arabe et parce que la langue des gens du Paradis sera l’arabe. »
Ce hadith est rapporté par As-Souyoutiyy. Al-Hakim l’a également rapporté dans le Moustadrak en le jugeant sahih, et il l’a mentionné avec l’expression :
(( ولِسانَ أَهْلِ الجَنَّةِ عَرَبِيٌّ ))
(waliçana ‘ahli l-jannati ^arabiyy) ce qui signifie : « et parce que le langage des gens du Paradis sera l’arabe. »
Les croyants, après être entrés au Paradis, parleront en langue arabe, sans l’avoir apprise. Allah ta^ala inspire la langue arabe, aux prophètes dans leur totalité, à tous ceux qui entreront au Paradis, même s’ils ne l’avaient pas apprise auparavant, même si leur langue dans le bas monde n’avait pas été la langue arabe. Quant aux anges, eux, ils connaissent toutes les langues.
Quant à ‘Adam ^alayhi s-salam, Allah a fait parvenir dans son cœur la connaissance de toutes les langues sans qu’il ait eu à les apprendre, sans qu’il les ait étudiées dans une école ou ailleurs. Allah ta^ala a placé dans le cœur de ‘Adam la connaissance des langues et lui a donné la capacité de les utiliser en parlant, tout comme Allah ta^ala lui a enseigné le nom de toute chose. ‘Adam ^alayhi s-salam savait que telle chose est une montagne, que telle chose est une vallée, que telle chose est un ciel, Allah lui a enseigné le nom de toute chose. Tout comme Il lui a enseigné toutes les langues et la manière de bien s’exprimer. Allah ta^ala dit :
﴿ وَعَلَّمَ آدَمَ الْأَسْمَاءَ كُلَّهَا ﴾
[sourat Al-Baqarah / 31] (wa^allama ‘Adama l-‘asma’a koullaha) ce qui signifie : « Allah a enseigné à ‘Adam tous les noms. »
Quel honneur, quelle degré élevé, quel rang éminent, que ceux qui ont échu à notre belle et glorieuse langue, la langue arabe ! Il n’est pas une seule langue qui égale la langue arabe dans l’étendue de sa richesse. Par le passé, ceux qui pratiquaient la langue arabe naturellement la trouvaient tout à fait facile, elle est même la plus facile des langues. C’est une langue ancienne, bien plus, la première langue que ‘Adam ait utilisée, c’est la langue arabe. En témoigne ce qui est parvenu dans le sahih :
(( آدمُ عَطَسَ فقالَ الحَمدُ للهِ ))
(‘Anna‘Adama ^ataça faqal l-hamdou lil-Lah) ce qui signifie : « ‘Adam a éternué puis a dit : "al-hamdou lil-Lah". »
Chers bien-aimés, il n’échappe à nulle personne sensée et perspicace que maîtriser la langue arabe et les sciences de la langue arabe est une clé importante pour comprendre le Livre de Allah ta^ala et la Sounnah de Son Messager élu salla l-Lahou ^alayhi wasallam.
C’est bien notre langue, la langue du Qour’an honoré, de laquelle nous tirons notre gloire et à laquelle nous nous attachons. Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hijr :
﴿ إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ ﴾
(‘inna Nahnou nazzalna dh-dhikr) ce qui signifie : « Certes, c’est Nous Qui avons fait descendre le dhikr –c’est-à-dire le Qour’an–. »
﴿ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ ﴾
(wa’inna lahou lahafidhoun) ce qui signifie : « Et c’est bien Nous Qui en sommes le protecteur. »
C’est-à-dire que c’est Allah Qui le protège de tout ajout, fait donc injustement, de quoi que ce soit qui n’en ferait pas partie, ou de tout retrait de quoi que ce soit qui en ferait partie.
Et Allah ta^ala dit dans une autre ‘ayah :
﴿ قُلْ لَئِنِ اجْتَمَعَتِ الْإِنْسُ وَالْجِنُّ عَلَى أَنْ يَأْتُوا بِمِثْلِ هَذَا الْقُرْآنِ لَا يَأْتُونَ بِمِثْلِهِ وَلَوْ كَانَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ ظَهِيرًا ﴾
[sourat Al-‘Isra’ / 88] ce qui signifie : (qoul la’ini jtama^ati l-‘inçou wal-jinnou ^ala ‘an ya’tou bimithli hadha l-Qour’ani la ya’touna bimithlihi walaw kana ba^douhoum liba^din dhahira) ce qui signifie : « Dis : si tous les humains et les jinn se réunissaient pour amener un texte semblable à ce Qour’an, ils ne pourraient rien amener de semblable, même s’ils s’entraidaient et se soutenaient les uns les autres. »
Le Qour’an est un miracle permanent jusqu’au Jour du jugement, tout comme la facilité à mémoriser le Qour’an pour la communauté de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam est un miracle pour le Messager ^alayhi s-salam également.
Allah ta^ala dit :
﴿ وَلَقَدْ يَسَّرْنَا الْقُرْآنَ لِلذِّكْرِ ﴾
[sourat Al-Qamar / 17] (walaqad yassarna l-Qour’ana lidh-dhikr) ce qui signifie : « Et Nous avons facilité la mémorisation du Qour’an. »
Et la véracité de ce verset honoré s’est manifesté puisque le Qour’an honoré a été mémorisé par des milliers et des milliers de musulmans, arabes et non arabes, des plus âgés tout comme des plus jeunes de la communauté de Mouhammad ^alayhi s-salatou was-salam. Certains ont mémorisé le Qour’an honoré à l’âge de sept ans, comme Ach-Chafi^iyy ou Ar-Rifa^iyy, d’autres l’ont mémorisé à l’âge de neuf ans, d’autres plus tard jusqu’à constituer les milliers de musulmans qui l’ont mémorisé par cœur. Et ceci est une particularité propre au Qour’an honoré qui n’a jamais eu lieu pour les autres Livres célestes.
Bonheur donc à celui qui s’attache à la langue du Qour’an, et qui puise dans l’océan de ses sciences et de ses arts florissants et surabondants. Alors, faites vraiment preuve de sérieux pour l’apprendre et pour mémoriser et maîtriser ses traités de base, car il y a en cela une protection de la religion, il y a en cela un renforcement des liens entre les différentes contrées où vivent les musulmans, et il y a en cela une élévation en degrés selon le jugement de Allah soubhanahou wata^ala.
Ô Allah, nous T’avons invoqué, exauce nos invocations ; ô Allah, pardonne-nous nos péchés et nos manquements ; ô Allah, pardonne aux croyants et aux croyantes, aux vivants ainsi qu’aux défunts d’entre eux ; ô Allah, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer ; ô Allah, fais que nous soyons des guides bien-guidés et non des égarés ni des gens qui égarent autrui ; ô Allah, ne dévoile pas nos intimités et apaise nos craintes, pourvois-nous ce qui nous importe et préserve-nous du mal de ce que nous craignons. Et notre dernière invocation est al-hamdou lil-Lahi Rabbi l-^alamin.