La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au plus honorable des messagers, notre maître Mouhammad, ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
L’Islam a fortement incité à faire preuve de bienfaisance envers les parents, et ce dans le Livre de Allah ^azza wajall, dans la Sounnah de Son prophète, en raison du mérite et des différents droits que les parents ont sur leurs enfants.
Allah soubhanahou wata^ala dit :
﴿ وَوَصَّيْنَا الْإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حُسْنًا ﴾
[sourat Al-^Ankabout / 8] (wawassayna l-‘inçana biwalidayhi housna) ce qui signifie : « Nous ordonné à l’être humain d’agir avec bienfaisance envers ses parents. »
Et Allah ta^ala dit :
﴿ وَوَصَّيْنَا الْإِنْسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُۥ وَهْنًا عَلَى وَهْنٍ وَفِصَالُهُۥ فِي عَامَيْنِ أَنِ اشْكُرْ لِي وَلِوَالِدَيْكَ ﴾
[sourat Louqman / 14] (wawassayna l-‘inçana biwalidayhi hamalathou ‘oummouhou wahnan ^ala wahnin wafisalouhou fi ^amayni ‘ani chkour li waliwalidayk ) ce qui signifie : « Nous avons ordonné à l’être humain d’agir avec bienfaisance envers ses parents, sa mère l’a porté endurant difficulté sur difficulté, son sevrage a lieu au bout de deux ans, remercie-Moi ainsi que tes parents. »
Il y a donc dans la bienfaisance envers les parents une grande récompense et une rétribution éminente de la part de Allah ta^ala.
La bienfaisance envers les parents se poursuit même après leur mort. Malik Ibnou Rabi^ah a dit : « Tandis que nous étions auprès du Messager de Allah, un homme de Bani Salamah est venu et a dit : "Ô Messager de Allah, est-ce qu’il me reste quelque chose à faire comme bienfaisance envers mes parents après leur décès ?" il a dit :
((نَعَمْ الصَّلَاةُ عَلَيْهِمَا وَالِاسْتِغْفَارُ لَهُمَا وَإِنْفَاذُ عَهْدِهِمَا وَإِكْرَامُ صَدِيقِهِمَا وَصِلَةُ الرَّحِمِ الَّتِي لَا توصل إِلَّا بهِمَا ))
[rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad] (na^am as-salatou ^alayhima wal-‘istighfarou lahouma wal-’infadhou ‘ahdihima wa‘ikramou sadiqihima wasilatou r-rahimi l-lati la tousalou ‘il-la bihima) ce qui signifie : « Oui : faire des invocations en leur faveur, demander que Allah leur pardonne, tenir les engagements qu’ils avaient pris, honorer leurs amis et maintenir les relations avec les proches avec qui tu n’es reliés que par leur intermédiaire. »
Un savant a dit qu’il est un devoir de demander le pardon en faveur des parents musulmans une fois dans la vie. Puis rajouter des demandes de pardon à cette fois constitue un acte éminent qui fait rapprocher de l’agrément de Allah. Ce n’est pas une condition que cette demande de pardon ait lieu après leur décès, mais on fait une invocation de demande de pardon en leur faveur durant leur vie, tout comme après leur mort.
De plus, si le fils a fait des demandes de pardon en faveur de ses parents après leur mort, ses parents vont profiter de cette demande de pardon, au point qu’ils auront une récompense grâce à cela. Ils seront étonnés et s’interrogeront sur l’origine de cette récompense, l’ange leur dira : « Ceci provient de la demande de pardon de votre enfant en votre faveur, après votre mort. »
Si les parents sont pauvres et qu’ils ont besoin d’être pris en charge, il est un devoir pour le fils et pour la fille d’assumer leur charge. Lorsque nous voyons quelqu’un qui manque à ce devoir et que nous espérons qu’il écoute le conseil, c’est une obligation pour nous de lui dire « Untel, acquitte-toi de la charge obligatoire que Allah t’a ordonné d’accomplir envers tes parents, fais preuve de piété à l’égard de Allah, prends en charge tes parents. » Et l’obligation de la charge n’est pas restreinte aux seuls fils, mais concerne les fils tout comme les filles ensemble.
Al-Hakim et At-Tabaraniyy, ainsi que Al-Bayhaqiyy dans ses Chou^ab, ont rapporté une parole attribuée au Prophète :
(( رضَا اَللَّهِ فِي رِضَا اَلْوَالِدَيْنِ، وَسَخَطُ اَللَّهِ فِي سَخَطِ اَلْوَالِدَيْنِ ))
(rida l-Lahi fi rida l-walidayn wasakhatou l-Lahi fi sakhati l-walidayn) ce qui signifie : « Fait mériter l’agrément de Dieu l’agrément des parents et fait mériter le châtiment de Dieu la colère des parents. »
D’après Bahz fils de Hakim, d’après son père, d’après son grand-père, que Allah les agrée, il a dit : « J’ai dit : ô Messager de Allah, envers qui dois-je faire acte de bienfaisance ? Il lui a dit :
(( أُمَّكَ ))
(‘oummaka) ce qui signifie : « Ta mère. » Je lui ai dit : « Et ensuite, envers qui d’autre ? » il a dit :
(( أُمَّكَ ))
(‘oummaka) ce qui signifie : « Ta mère. » Je lui ai dit : « Et ensuite, envers qui d’autre ? » il a dit :
(( أُمَّكَ ))
(‘oummaka) ce qui signifie : « Ta mère. » Je lui ai dit : « Et ensuite, envers qui d’autre ? » il a dit :
(( أَبوكَ ثُمّ الأقْرَبَ فالأقْرَب ))
(‘abaka thoumma l-‘aqraba fal-‘aqrab) ce qui signifie : « Ton père, puis de proche en proche. » [rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan].
On comprend de ce hadith la priorité de la mère sur le père à bénéficier de notre bienfaisance. Si la mère demande à son fils quelque chose et que le père demande autre chose, de sorte que s’il obéit à l’un d’eux, l’autre risque de se mettre en colère, alors il priorise la mère sur le père dans ce cas-là.
Le Messager de Allah a incité, dans ce dernier hadith, à agir avec bienfaisance envers la mère, à trois reprises, et à agir avec bienfaisance envers le père à une seule reprise, en raison de la préoccupation qu’elle éprouve et de la tendresse qu’elle ressent, en plus de ce qu’elle endure pendant la grossesse, les contractions et l’accouchement lui-même, pendant l’allaitement et lors des veilles la nuit.
la Loi honorée a insisté sur la bienfaisance envers le père également. Si le père a besoin de se marier, c’est une obligation pour le fils de l’aider pour cela ; s’il ne le faisait pas, il serait grand pécheur. Par conséquent, si le père n’a pas l’argent nécessaire lui permettant de se marier, c’est-à-dire que si le père veut se marier en ayant besoin du mariage car son épouse est décédée par exemple, et qu’il est pauvre, incapable d’assurer les charges du mariage, et que le fils peut l’aider pour cela, c’est une obligation pour lui de le marier, en assumant la charge relative à cela. S’il ne le fait pas, il est dans le péché du ^ouqouq, son péché est grand et mérite le châtiment dans l’au-delà.
Le Messager de Allah a dit :
((رضا الله في رضا الوالد ))
(rida l-Lahi fi rida l-walid) ce qui signifie : « Fait mériter l’agrément de Dieu l’agrément de son père. »
Si donc tu obtiens la satisfaction de ton père, c’est comme si tout le bas monde était à toi. La satisfaction du père vaut mieux que le bas monde et tout ce qu’il contient. Car le bas monde va à sa fin, quant à l’agrément des parents, c’est un bien perpétuel, qui te profitera dans le bas monde et dans l’au-delà.
Parmi ce qui constitue une bienfaisance envers les parents, c’est d’agir avec bienfaisance envers celui que son père aimait, après le décès de son père, en lui rendant visite et en le soutenant financièrement. Il en est de même pour ceux que sa mère aimait, après son décès, en entretenant les relations avec eux, en agissant avec bienfaisance envers eux financièrement et en leur rendant visite. Le Messager de Allah a dit :
(( إِنَّ مِنْ أَبَرِّ الْبِرِّ صِلَةَ الرَّجُلِ أَهْلَ وُدِّ أَبِيهِ بَعْدَ أَنْ يُوَلِّي ))
[rapporté par Mouslim et d’autres avec des termes semblables] (‘inna min ‘abarri l-birri silata r-rajouli ‘ahla wouddi ‘abihi ba^da ‘an youwalliya) ce qui signifie : « Parmi les meilleurs manifestations de bienfaisance envers les parents, il y a maintenir les liens avec les amis de son père après son départ » c’est-à-dire après sa mort. Et parmi ce qui constitue une bienfaisance envers les parents, il y a de leur rendre visite après leur décès, de réciter le Qour’an et de faire des invocations en leur faveur.
Acquiers la satisfaction de tes parents avant de quitter ce bas monde, car vous allez tous deux quitter ce bas monde, soit ils vont te précéder, soit tu vas les précéder. Beaucoup de gens regrettent d’avoir rater une grande part de la bienfaisance envers les parents après leur mort, d’un grand, grand et profond regret. Durant leur vie, c’est l’insouciance qui s’est emparée d’eux et ils regrettent après cela : comment ont-ils pu rater la bienfaisance envers eux ? Comment ont-ils pu rater ce grand bien meilleur que le bas monde et ce qu’il contient ?
Celui qui veut la réussite et le succès, qu’il agisse avec bienfaisance envers ses parents, avant qu’il ne quitte, lui, ou qu’ils ne quittent, eux, ce bas monde. Parce que celui qui agit avec bienfaisance envers ses parents aura une fin digne de louanges. La bienfaisance envers les parents est une bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il est rapporté dans le hadith sahih :
(( بِرُّوا آباءَكم تَبَرَّكُم أبناؤُكم ))
[rapporté par At-Tabaraniyy dans Al-‘Awsat, et d’autres] (birrou ‘aba’akoum tabarrakoum ‘abna’oukoum) ce qui signifie : « Agissez avec bienfaisance envers vos pères, vos enfants feront preuve de bienfaisance envers vous. » Cela veut dire que dans la majorité des cas c’est ainsi que cela se passe, mais pas dans tous les cas. C’est-à-dire que c’est une cause pour cela, c’est une cause pour voir l’élargissement de sa subsistance et pour atteindre un âge avancé également.
Ô mon Seigneur, pardonne-moi …
Ô Allah nous Te demandons le pardon, la bonne santé dans le bas monde et dans l’au-delà, ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux.